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Portrait - Véronique Maranda

Les Carabins peuvent compter sur une joueuse hors pair

10 septembre 2007

Après une longue année d’attente, la milieu de terrain Véronique Maranda a finalement fait ses débuts avec les Carabins le 7 septembre dernier au CEPSUM face à l’Université McGill. La joueuse originaire de Saint-Lambert n’avait pu se joindre aux Bleus au cours de la saison 2006 en raison d’un règlement de Sport interuniversitaire canadien interdisant aux étudiants-athlètes qui changent d’établissement de jouer avec leur nouvelle équipe pendant une année complète.

Les attentes à l’égard de Véronique Maranda sont élevées puisqu’elle est considérée comme une des meilleures joueuses de soccer du Québec. Elle aura entre autres la lourde tâche de faire oublier le départ de Sandra Couture, la buteuse la plus performante de l’histoire de l’association québécoise, qui a joué pendant les cinq années permises dans le circuit universitaire.

Une vaste expérience
Véronique Maranda refuse toutefois de se mettre inutilement de la pression. «C’est la première fois que je peux jouer sans pression. Je veux juste apporter le plus que je peux à l’équipe et l’aider à se rendre au championnat canadien», explique la jeune femme de 21 ans. Selon Kevin McConnell, qui en sera à sa quatrième saison à la tête de l’équipe, l’arrivée de la joueuse d’expérience aidera énormément sa formation.

En effet, Véronique Maranda possède une vaste expérience du terrain. Dès l’âge de 16 ans, elle faisait partie de l’équipe canadienne sénior avec laquelle elle a joué une douzaine de matchs. Parmi ces matchs, il y a eu quatre rencontres face à l’Angleterre et au Brésil à Montréal et Ottawa. Elle a en outre pris part aux qualifications olympiques en 2004 et aux Jeux panaméricains de 2003. À la même époque, elle était membre de l’équipe canadienne junior, qui a participé à la Coupe du monde U-20 en 2004 à Bangkok. «Jouer avec l’équipe canadienne alors que j’étais aussi jeune, c’était extraordinaire. Les matchs au stade Percival-Molson devant 18 000 personnes contre l’Angleterre et le Brésil restent les plus beaux moments de ma carrière, se rappelle-t-elle. De plus, c’était devant ma famille. Ici également [au CEPSUM], je pourrai jouer devant ma famille. Cela va me rendre un peu plus nerveuse», dit-elle à la blague.

Un apport immédiat
Même si Véronique Maranda vient tout juste de faire ses débuts dans le circuit universitaire québécois, elle n’est pas totalement nouvelle au sein des Carabins puisqu’elle s’est entrainée avec l’équipe au cours de l’automne 2006 et qu’elle a aidé ses coéquipières à remporter un premier championnat intérieur durant l’hiver. Cependant, elle avoue avoir touché à très peu de ballons pendant l’automne 2006 et l’été 2007 afin d’être parfaitement reposée physiquement et mentalement pour la saison qui s’amorce.

L’entraineur Kevin McConnell croit que la présence de la nouvelle recrue a tout de même contribué aux victoires de sa formation l’an dernier. «La présence de Véronique augmentait déjà le calibre de nos entrainements à ce moment-là et cela s’est reflété sur nos performances, raconte-t-il. Sa décision de se joindre à nous démontre aussi que notre programme de soccer et notre réseau de compétition ne cessent de progresser.»

À Montréal pour les bonnes raisons
Véronique Maranda avait passé l’année 2005 avec les Lady Volunteers de l’Université du Tennessee, une formation classée parmi les 10 meilleures de la première division chez nos voisins du Sud. Elle a malgré tout décidé de quitter ce programme après une seule saison. «Même si j’ai adoré mon expérience aux États-Unis, je n’avais plus l’impression de jouer au soccer pour les bonnes raisons et j’avais le gout de revenir vivre à Montréal, d’autant plus que j’étais plus ou moins satisfaite de mon programme d’études», commente la jeune femme qui étudie en administration à HEC Montréal depuis janvier dernier.

«Je connaissais déjà plusieurs filles qui jouent ici et les installations du CEPSUM sont équivalentes à celles de l’Université du Tennessee», poursuit celle qui a joué avec l’Xtreme de Montréal (2004) et le Fury d’Ottawa (2005) dans la USL W-League, la ligue de soccer féminin la plus compétitive en Amérique du Nord.

Avec une joueuse aussi expérimentée que Véronique Maranda, les Carabins pourraient bien remporter un premier championnat. La milieu de terrain saura surement dénicher les bonnes cibles et distribuer le ballon à sa guise, au grand bonheur de ses nouvelles coéquipières.

 


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